Barbara Chansons

Barbara - Drouot



Quand Barbara aménage dans son nouvel appartement rue Rémusat en 1961, un ami antiquaire, Michel Souillac, l'aide à décorer le nouveau lieu. Il l'emmène à Drouot où elle rencontrera cette vieille dame, personnage qui l'inspirera pour cette chanson poignante, obsédée par le thème de la résurgence, une fois de plus. Elle y transpose dans le personnage de la vieille dame " une gloire déchue des folles années trente " un des personnages féminins de chanteuses qu'elle affectionne. Barbara aime se procurer des objets, fauteuils ou bijoux anciens ayant eu un passé, par raison affective. Elle apprécie les objets plus pour leur histoire, que pour leur apparence ou leur valeur marchande : " Les choses nous parlent si nous savons entendre " Le texte nous fait éprouver le déchirement de se séparer d'objets, souvenirs de toute une vie par obligation. Barbara apparaît ici fétichiste, toute sa vie elle gardera des objets avec qui elle a un rapport affectif : son vieux peignoir, son rocking chair mille fois réparé, etc... Elle est méfiante envers " les rapaces " " ceux qui pour quelques sous, rachètent pour les vendre, les trésors fabuleux d'un passé qui n'est plus " cas isolé dont elle fait une généralité, ici " une foule, fiévreuse et impatiente " en est uniquement constituée.
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# Posted on Friday, 18 July 2008 at 4:36 AM

Barbara CITATION

Barbara CITATION
Maison de Barbara



Vous qui passez nous voir...


Vous arrivez de la ville avec vos énergies, nous avons les nôtres. merci de le comprendre, de ne pas poser de questions, de ne donner aucun avis pour l'instant. Vous avez le droit de ne pas être d'accord avec cette vérité qui est la nôtre ! C'est mieux, alors, de ne pas entrer dans ce studio. Nous avons besoin de concentration et d'une certaine qualité de silence. Vous aussi, quand vous travaillez. Ce qui peut-être une courte récréation pour vous peut nous déranger. Nous sommes fragiles, en ce moment. Je vous dis ceci avec beaucoup de respect et d'amour.


Merci.


( texte collé à la porte du " théâtre " de Précy pendant tout le temps des répétitions )






Barbara
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# Posted on Thursday, 17 July 2008 at 4:28 AM

barbara CITATIONS

barbara CITATIONS

"Je chante parce qu l'orage n'est pas assez fort pour couvrir mon chant et que, quoi que demain l'on fasse, on pourra m'ôter cette vie, mais on n'étaidra pas mon chant."


ARAGON, Les yeux d'Elsa

" Je n'ai pas le talent de vivre avec quelqu'un, mais j'ai celui d'être sensible à tous les autres. Or, je crois qu'on est plus attentif aux autres et à leurs souffrances quand on vit à l'écart que lorsqu'on vit parmi eux, quand on reste éveillé la nuit que lorqu'on dort. Mon instinct de préservation me rend à la fois plus forte et plus disponible. Ma solitude apparente est pleine de gens que j'ai appris aussi à écouter comme mon silence, à Précy, est plein de cris d'oiseaux. "


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# Posted on Tuesday, 15 July 2008 at 7:26 AM

Barbara CITATIONS

Barbara CITATIONS


" j'ai toujours peur de ne pas être à la hauteur de l'amour que me donne le public. C'est Classique : plus on est attendu, plus on est angoissé et fragile. Cette peur-là, c'est une vieille compagne. Le jour où je l'aurai plus, j'arrêterai de chanter. Ma relation avec le public est aussi de l'ordre du contrat. Ca me plaît de respecter des contrats, d'être fidèle à une exigence que j'ai eue dès le départ et que j'ai toujours essayé de garder, non par héroisme mais parce que c'est comme ça, et puis quelquefois, c'est comme un pari, comme un jeu de séduction et d'orgueil. Je me suis marièe une fois avec un homme, et ça été un échec. Je me suis remariée avec le ublic, et je te jure que je ne l'ai jamais trompé. "

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# Posted on Monday, 14 July 2008 at 9:29 AM

Barbara TEMOINGNAGE

Barbara TEMOINGNAGE


Barbara était en phase avec son public, habitée, transfigurée. Le spectacle tenait de l'ordalie. Elle ne chantait pas Nantes, les yeux fixes et embués, elle était réellement à Nantes. Ou à Göttingen. Ou à Marienbad. Ou dans le petit bois de Saint-Amand. Ou dans l'île aux mimosas. Ou à Drouot. Ou dans la voiture de Monsieur Victor. Chacune de ses paroles était incarnée. Ses larmes pleuraient d'obscures souffrances, ses rires étaient aussi francs que ceux d'une enfant. " La scène, m'avait-elle un jour confié, est sans doute le seul endroit sur terre où je n'ai jamais souffert, où je n'ai jamais eu l'idée de souffrir. Je ne peux pas t'expliquer. C'est un lieu magique " Elle m'assurait y avoir marché de long en large, sur quelques trente mètres, avec une cheville cassée, sans en souffrir. Elle me racontait aussi s'être coupé la main, un soir, en coulisse : " Quand je suis entrée sur scène, le sang s'est arrêté de couler, puis a recommencé quand j'en suis sortie. Tu comprends ça, toi ? " Non, je ne comprenais pas. Mais j'y croyais. Tant de comédiens m'ont tenu les mêmes propos, décrit ce singulier état de transe, ce phénomène de dédoublement, expliqué cette version artistique du mystère de la rédemption.


Jérôme Garcin ( Journaliste )
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# Posted on Thursday, 10 July 2008 at 2:39 AM